PRINCES
(2025)
Film HD & 16mm, couleur, 8min
In Fort-de-France, Martinique, a community of young men practices “cabrage” (rodeo) on an abandoned parking lot in the Dillon neighborhood. Between urban culture, esotericism, and self-discovery, PRINCES is a poetic exploration of community and masculinities in the margins of the postcolonial city.
In the postcolonial Caribbean city, where cultural practices rooted in plantation life persist while being reshaped—or contested—by global flows of culture, technology, and capital, young people reclaim marginal spaces, transform them, and invest them as sites of expression. In Fort-de-France, on the parking lot of the Aliker stadium, young men practice cabrage, or rodeo: motorcycle stunts that have become rituals of affirmation, belonging, and solidarity.
Combining bling culture, acrobatic wheelies, and the restorative silence of nature, PRINCES unfolds as a poetic and performative project. The film follows these young men through ritual gestures and a commemorative event in honor of Linster, aka “Louchy”, a friend and local biking legend who tragically passed away. At the crossroads of documentary and staged performance, the project explores the ways subcultures take shape at the margins of the postcolonial Caribbean city, opening onto questions of loss, remembrance, and continuity.
In a context marked by precarity, limited horizons, and the premature loss of lives, death is not only an absence but a presence that structures bonds, gestures, and collective memory. The ceremony becomes a way of holding space for grief while transforming it into movement, sound, and collective action.
Far from clichés of imposed virility or violent marginality, the young men in the film radiate a contained strength, at times fragile, sometimes emotional. They emerge as figures of care, attention, or defiance, constantly negotiating their place in a world with constricted shores—yet within which they create bonds and collective ways of projecting themselves into the future.
Dans la ville
postcoloniale caribéenne où les pratiques culturelles issues de la vie
plantationnaire persistent tout en étant transformées — ou contestées — par
les flux mondiaux de culture, de technologie et de capital, les jeunes
s’approprient des espaces marginaux, les détournent et les investissent
comme scènes d’expression. À Fort-de-France, sur le parking du stade Aliker, des jeunes hommes se livrent à la pratique du cabrage, ou rodéo : figures acrobatiques à moto qui deviennent autant de rituels
d’affirmation, d’appartenance et de solidarité. Mêlant la culture bling, le galop acrobatique des motos et le silence réparateur de la nature, PRINCES se déploie comme un projet poétique et performatif. Le film suit ces jeunes hommes à travers des gestes rituels et un événement commémoratif en l’honneur de Linster, alias « Louchy », un ami et légende locale de la moto tragiquement disparu. À la croisée du documentaire et de l’action performative, le projet explore la manière dont les sous-cultures prennent forme aux marges de la ville caribéenne postcoloniale, ouvrant sur des questions de perte, de mémoire et de continuité.
Sur une île où la précarité et l’héritage colonial dessinent des trajectoires fragiles et des futurs incertains, la mort n’est pas seulement une absence mais une présence qui structure les liens, les gestes et la mémoire collective. La cérémonie devient une façon de faire place au deuil tout en le transformant en mouvement, en son et en action collective. Loin des clichés de virilité imposée ou de marginalité violente, les jeunes
représentés ici dégagent une puissance contenue, parfois fragile,
souvent émotive. Ils apparaissent comme des figures d’attention, de
soin ou de défi, négociant leur place dans un monde aux horizons rétrécis — mais au sein duquel ils créent des liens et des manières collectives de se projeter dans l’avenir.
Director/Artist: Cédrine Scheidig
Co-director/Cinematographer : Janis Polar
Production Assistant : 24
Music : TBC
Sound design: TBC
This project has received the support of Fondation des Artistes and Ceroni Foundation.
Ce projet a reçu le soutien de la Fondation des Artistes et de la Fondation Ceroni.